mardi 23 avril 2013

Police et Gendarmerie:

 des S.I. unifiés en préservant les modes de travail


Edition du 23/04/2013 - par Jean Pierre Blettner et Rachel Bor 
 
Police et Gendarmerie: des S.I. unifiés en préservant les modes de travail
Le service des technologies et des systèmes d'information de la sécurité intérieure rationalise ses applications destinées à la Gendarmerie et à la Police Nationale. Le général de division Bernard Pappalardo mène cette transformation, en préservant la culture propre à chaque entité et en s'appuyant sur les normes.
CIO : Vous êtes à la tête du ST(SI)2, le service des technologies et des systèmes d'information de la sécurité intérieure, en charge des applications de sécurité intérieure de la Gendarmerie et de la Police Nationales. Quelles sont vos priorités ?

Bernard Pappalardo : Notre objectif est de rationaliser les applications de sécurité intérieure, à la fois pour la police et la gendarmerie. Nous gérons les moyens informatiques pour 90000 gendarmes et 150000 policiers. Il s'agit d'une rationalisation technique car nous ne définissons pas les modes d'action de la gendarmerie ni de la police. Les policiers et les gendarmes ont le même métier mais avec des modes de travail différents. Nous construisons le système d'information global. Il s'agit de faire adhérer tout le monde. Notre mission est différente de celle de la DSIC (Direction des systèmes d'information et de communication) au sein du ministère de l'intérieur. Celle-ci est en charge de la gouvernance globale, gère les applications transverses et celles des autres directions du ministère.

CIO : Comment procédez-vous ?

Bernard Pappalardo : Chacune des deux forces garde son identité avec côté informatique, une interface homme machine pour chaque culture. Le reste doit être mutualisé. On ne touche pas aux applications qui marchent et nous essayons de mener les prochaines applications de manière commune. Une IHM (Interface Homme Machine) différente se justifie car on travaille différemment entre les deux entités. Par exemple, le dépôt d'une plainte dans un commissariat de police ou dans une brigade de gendarmerie est traité différemment et c'est lié à la densité de la population à gérer par site. Pour mémoire, la police couvre 5 % du territoire et 50 % de la population, et traite les deux tiers des crimes et délits. De son côté, la gendarmerie couvre 95 % du territoire, et 50 % de la population et traite un tiers des crimes et délits.

CIO : Vous êtes gendarme, votre organisation n'aura-t-elle pas tendance à favoriser les choix issus de la Gendarmerie et de ses cadres ?

Bernard Pappalardo : C'était une crainte légitime exprimée par les policiers mais (...)
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mercredi 17 avril 2013

La Gendarmerie, victime de la réforme de l'Etat et de l'air du temps

La Gendarmerie, victime de la réforme de l’Etat et de l’air du temps ?Le général d’armée Denis Favier vient d’être nommé directeur général de la Gendarmerie nationale. Ancien chef du GIGN à la tête duquel il a mené victorieusement l’assaut à l’aéroport de Marignane contre les islamistes en 1994, il devra maintenant affronter des situations beaucoup plus complexes s’il veut réussir dans sa nouvelle mission.

En effet, la Gendarmerie est en passe de perdre son identité et donc sa raison d’être.
Après plus de trois siècles d’existence où cette vénérable institution militaire a principalement rempli des missions de combat et de police militaire, des missions d’enquête, de renseignement et de maintien de l’ordre comparables à celles qu’elle assure de nos jours, force est de constater que l’organisation du service de la Gendarmerie s’est profondément transformée, notamment depuis son rattachement au ministère de l’Intérieur, ce qui a entraîné une modification profonde de la qualité des services rendus.
 

A partir des années 1990, faute d’accorder une reconnaissance financière à la disponibilité exceptionnelle que les gendarmes assuraient, il a été décidé par le pouvoir politique d’instaurer, la nuit, une départementalisation de la surveillance et de l’intervention. La brigade perdait son autonomie d’action et son territoire pour laisser place à la patrouille de surveillance et d’intervention la plus proche, patrouille composée de gendarmes appartenant souvent à d’autres brigades et connaissant donc peu le terrain et la population. Ce système brisait l’identité originale de la gendarmerie, son « système d’armes », c’est-à-dire des gendarmes habitant leur territoire au milieu de leur population, Mao aurait dit : « comme un poisson dans l’eau » !


Gendarmes à cheval en tournée de communes contrôlant un militaire isolé (peinture de Peyrbore 1885)Gendarmes à cheval en tournée de communes contrôlant un militaire isolé (peinture de Peyrbore 1885)
L’efficacité de la Gendarmerie repose, en effet, sur une parfaite connaissance, par les gendarmes composant une brigade, de leur canton et de sa population, connaissance favorisée par le fait que les gendarmes et leurs familles habitent au milieu des citoyens qu’ils sont chargés de protéger.
La prévention des atteintes aux biens et aux personnes est efficace surtout grâce aux renseignements favorisés par la confiance que le gendarme tisse patiemment avec sa population dont il se sent responsable. Si la prévention a échoué, la qualité du renseignement sera aussi essentielle dans le bon déroulement de l’enquête où la police technique et scientifique, n’en déplaise aux feuilletons américains, n’est qu’un moyen au service de l’enquêteur.
Cette connaissance de son territoire et de sa population a été encore gravement fragilisée par la mise en place, il y a une dizaine d’années, des communautés de brigades, système d’organisation du service regroupant deux brigades afin d’assurer la surveillance et l’intervention sur un plus vaste territoire en employant moins de personnel.
En fait, on a étendu à la journée le dispositif instauré pour la nuit. Ainsi le lien personnel entre le gendarme et sa population a été distendu et la confiance affaiblie. Cette nouvelle organisation a permis de diminuer considérablement le nombre d’heures de travail alors que les gendarmes ne demandaient qu’une reconnaissance financière de leur engagement et de leur exceptionnelle disponibilité : en cas d’urgence, le gendarme pouvait (et peut encore mais dans une moindre mesure) être immédiatement et facilement mobilisé.
Ainsi, pour ne pas affronter de prévisibles revendications syndicales des policiers provoquées par l’instauration d’une prime accordée aux seuls gendarmes, les politiques ont décidé de dénaturer le mode de fonctionnement de la Gendarmerie en mettant en place au niveau départemental un système de mutualisation des effectifs et de centralisation de la gestion de l’alerte se rapprochant ainsi de l’organisation de la Police nationale, sans pour autant encore adopter le système des « 3 huit » des fonctionnaires de la Police.
La conséquence la plus immédiate a été de diminuer l’efficacité de la prévention et de glisser vers des interventions style « Police secours », une fois l’infraction commise. A noter que, compte tenu de la taille des circonscriptions d’actions, les délais d’intervention sont souvent trop longs.
L’augmentation de la délinquance est ainsi due, en partie, à la moindre présence sur le terrain des gendarmes, à l’affaiblissement de la connaissance des populations et donc à la diminution de l’efficacité de la prévention. Et si l’on ajoute les insuffisantes réponses de la Justice face à la petite et moyenne délinquances, la peur du gendarme n’agit plus que sur la route et face aux automobilistes solvables et dociles !
Dès lors que la Gendarmerie glissait vers un mode de fonctionnement policier, il était tentant pour un ministre de l’Intérieur ambitieux d’en prendre le contrôle sous prétexte d’harmoniser et de rationaliser son fonctionnement avec la Police.
Or, qu’a-t-on constaté depuis que la Gendarmerie est au ministère de l’Intérieur ?
La Cour des comptes n’a enregistré aucune économie substantielle dans le domaine de la gestion des matériels. La concurrence entre les chefs de la Police et la Gendarmerie a été exacerbée puisque chacun essaye de se faire valoir auprès du chef commun (ministre ou préfet). Les comparaisons entre les statuts et avantages respectifs des gendarmes et policiers engendrent une surenchère nuisible aux finances de l’Etat et à l’efficacité du service – sans parler des frictions à l’occasion du redéploiement des zones attribuées à la Police et à la Gendarmerie, ainsi que la volonté des syndicats de la Police de retirer à la Gendarmerie ses missions judiciaires et de cantonner les gendarmes dans un rôle proche du garde-champêtre d’antan !
Cette intention est pour le moins osée quand on sait la qualité des enquêtes menées par la Gendarmerie, que cela soit pour des infractions mineures ou contre le grand banditisme. Cette prétention est irresponsable quand on réalise que 40% de l’activité des gendarmes se déroule dans des zones périurbaines.
Par ailleurs, le placement à l’Intérieur de la Gendarmerie avec la Police n’a pas amélioré la coordination de la lutte contre la délinquance. Cette dernière s’est normalement développée dans la ligne de ce qui se faisait auparavant, gendarmes et policiers ayant déjà l’habitude de partager leurs fichiers et de travailler en commun en respectant les dispositions incluses dans le Code de procédure pénale et les demandes des magistrats et des préfets.
Mais alors, pourquoi nos politiques se sont-ils attaqués, consciemment ou inconsciemment, à l’essence de la Gendarmerie, outil si performant et fidèle ?

Patrouille de surveillance du littoral
Patrouille de surveillance du littoralCe n’était pas tant pour faire plaisir à la Police, ni pour faire des économies. C’est parce que la Gendarmerie était une des dernières institutions françaises régaliennes à posséder une organisation traditionnelle : elle était protectrice pour ses membres et structurante à la fois pour les gendarmes et pour la population. Elle obéissait à des lois et à des principes et non à des ordres momentanés. Elle était suffisamment intégrée et forte pour se permettre d’être clémente. Bref, elle faisait obstacle à la généralisation d’une société éclatée dans laquelle l’homme nomade isolé (et nomade désolé !) est particulièrement vulnérable aux attaques du libéralisme moral, économique et social. Isolons le gendarme, comme on a isolé l’ouvrier, le policier, l’artisan et tant d’autres, et nous aurons le citoyen rêvé qui compense ses frustrations dans l’abrutissement de la consommation et la fraternisation du supermarché.
Mais ce n’est pas en 25 ans que l’on détruit une institution plus que tricentenaire. Il est encore temps, non par esprit corporatiste, mais pour offrir aux citoyens le respect des valeurs qui ont construit la France et restaurer une sécurité de plus en plus menacée par l’ensauvagement de notre civilisation, il est encore possible de rétablir l’identité et l’efficacité de la Gendarmerie.
Sa nature spécifique et originale est constituée par la disponibilité des gendarmes et sa proximité avec la population, l’engagement et l’esprit de responsabilité de chaque militaire, ainsi qu’une discipline et une rigueur intelligentes contrôlées par une hiérarchie débarrassée de toute démagogie.
Sans quoi le statut militaire des gendarmes ne sera qu’un habillage illusoire permettant de sauvegarder les apparences d’une efficacité passée et de donner bonne conscience à des politiques qui auront renoncé à leur vocation pour se ménager tranquillité et prébendes, ignorant avec mépris, inconscience ou incompétence, l’avenir des Français.
 Fabrice FanetColonel (ER) de Gendarmerie. 
 Diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris. 
Co-auteur aux éditions du Cherche-Midi 
Des militaires qui ont changé la France.
10/04/2013
Les intertitres sont de la rédaction de Polémia

mardi 16 avril 2013

Notre-Dame-des-Landes

Aéroport : 4 escadrons de gendarmerie en renfort à Notre-Dame-des-Landes 

Quatre escadrons de gendarmes mobiles, soit 250 hommes, sont arrivés en renfort ce midi à Notre-Dame-des-Landes pour tenter de mettre fin aux affrontements qui ont éclaté ce matin avec les opposants au projet d’aéroport. Ils viennent en appui des 50 à 80 gendarmes déjà déployés sur le site depuis ce matin.

Les forces de l’ordre ont pour mission de dégager la route entre Vigneux-de-Bretagne et Notre-Dame-des-Landes, que les opposants ont essayé de réoccuper après un week-end festif de semailles dans la « Zone à défendre », nom donné par les anti-aéroport à cette zone d’aménagement différé.
Dans une atmosphère saturée de gaz lacrymogène, on entend éclater des grenades assourdissantes. Les opposants harcèlent les forces de l’ordre avec divers projectiles et des cocktails molotov. Ils ont échafaudé des barricades et creusé des tranchées : des agents des services techniques du département sont attendus pour dégager la voie.
Deux blessés ont été transportés à l’hôpital : un zadiste touché au visage, un gendarme victime de brûlures liées à un cocktail Molotov, selon la préfecture. On compte d’autres blessés dans les deux camps mais ne nécessitant pas d’hospitalisation.
La préfecture confirme l’interpellation de deux opposants.

mardi 9 avril 2013

La DCRI tente de faire supprimer un article Wikipedia et déclenche un "effet Streisand"


La Direction centrale du renseignement intérieur  est accusée d'avoir usé de pressions pour faire supprimer un article de l'encyclopédie en ligne Wikipedia. L'article incriminé, toujours en ligne, a depuis fait le tour du monde.La DCRI a découvert ce week-end les conséquences du fameux effet Streisand, qui veut que l'on attire l'attention sur un document ou une information en cherchant par tous les moyens à en obtenir la suppression. Le service de renseignements du ministère de l'Intérieur aurait en effet fait pression sur un représentant de l'association Wikimedia, qui gère les infrastructures de l'encyclopédie en ligne Wikipedia, afin de faire mettre hors ligne un article relatif à la station de radio militaire de Pierre-sur-Haute, au motif que celui-ci contenait des informations relevant du secret de la défense nationale. Leur publication constituerait donc une infraction en vertu de l'article 413-104 du Code pénal.

Contactée début mars, la Wikimedia Foundation, hébergeur de la version française de Wikipedia, répond à la DCRI en lui demandant de préciser les phrases ou sections pouvant contenir des informations classées, laquelle lui retourne une requête de suppression pure et simple. Début avril, la DCRI fait alors convoquer dans ses bureaux Rémi Mathis, l'un des administrateurs de Wikipedia France, et le contraint, selon le rapport fait par l'association Wikimedia, à mettre hors ligne l'article concerné, « sous peine d'être placé sur le champ en garde à vue et mis en examen, et ce en dépit de ses explications sur le fonctionnement de Wikipédia ». L'intéressé finit par supprimer l'article concerné.
Wikipedia pierre-sur-haute

Le 6 avril, Wikimedia France prend ouvertement la parole pour dénoncer la démarche de la DCRI. Elle rappelle que l'article en question repose principalement sur des informations à caractère public, dûment sourcées. La majorité des éléments factuels émanent d'un long sujet vidéo réalisé par TV Loire 7 sur la base militaire de Chalmazel, dans lequel intervient notamment le responsable de la station de radio de Pierre-sur-Haute, le major Jeansac.

Dans un communiqué, l'association dénonce les pressions exercées par les services de renseignement à l'encontre d'un collaborateur bénévole qui n'était pas l'auteur de l'article incriminé et souligne à quel point « cette tentative de suppression a retourné le Web contre la DCRI ».

La fiche dédiée à sa station de radio apparaît lundi comme l'article le plus consulté sur la version francophone de Wikipedia, loin devant les fiches dédiées à Inception ou à Jérôme Cahuzac. La presse s'empare de l'affaire dès samedi, avec des publications sur plusieurs sites d'information généralistes français. Relayé sur le Web anglophone, le communiqué de Wikimedia conduit également à des publications outre-Atlantique, couronnées dès samedi par un relai sur le célèbre agrégateur Slashdot, rangé dans la catégorie censure.

Très rapidement restauré sur la version française de l'encyclopédie, l'article a depuis été traduit dans une quinzaine de langues.

« La Fondation est bien entendu sensible aux soucis de sécurité nationale, mais dans les cas où il n'y a pas de menace ‘'apparente‘' mais juste une vague demande non justifiée de menace de sécurité nationale, nous avons besoin de plus d'information avant d'envisager de retirer du contenu -- faire autrement serait autoriser la censure pour limiter la libre expression, ce qui serait un assaut direct sur les valeurs de la communauté Wikimedia », commente plus posément Michelle Paulson, conseillère juridique de la Wikimedia Foundation.

samedi 9 mars 2013

LES PREMIERES PRE-PLAINTES A LA GENDARMERIE

 
 
Ce vendredi 8 mars 2013 à 14h30, la première pré-plainte déposée en ligne dans le Doubs a été signée  à la brigade de gendarmerie de Marchaux par une personne ayant fait l'objet de dégradations sur son véhicule fin février.
Le véhicule avait été dégradé en dans la nuit du 25 au 26 février. La victime a utilisé le nouveau dispositif de la pré-plainte en ligne actif au sein du département depuis le 4 mars 2013. En ligne, elle a précisé les dates et heures auxquelles elle était disponible pour passer à la brigade de gendarmerie choisie en vue de signer sa plainte.
"C'est donc après un contact avec l'enquêteur chargé de son affaire qu'il a été convenu du rendez-vous ce vendredi 8 mars à 14h30 où elle a signé sa plainte à la brigade de proximité de Marchaux" explique la gendarmerie du Doubs qui explique que les militaires ont pu accomplir toutes les formalités vis à vis de la victime par la constitution anticipée du dossier au vu des éléments énoncés dans la pré-plainte. L'enquête suit son cours.

 Evitez la pré-plainte pour les affaires de cambriolages 

 Même si les cambriolages entrent bien dans la famille des atteintes aux biens, lorsque vous êtes victime d'un cambriolage, il est nécessaire d'alerter immédiatement les forces de l'ordre en composant le « 17 ». Des enquêteurs se transporteront aussitôt sur les lieux afin de procéder à des opérations de police technique en vue de recueillir un maximum d'indices avant toute modification de la scène d'infraction. Aussi, dans ce cas, le recours à la pré-plainte en ligne n'est-il pas conseillé, il pourrait compromettre les chances de réussite de l'enquête. 
 La pré-plainte en ligne : mode d'emploi
La pré-plainte en ligne est un dispositif destiné à améliorer l’accueil des victimes d’infractions. Elle est possible dans le cadre d'atteinte aux biens dont la victime ne connait pas le ou les auteurs. La pré-plainte en ligne, une démarche simple  :
  •  La victime effectue sa télé-déclaration depuis n’importe où, via internet, sur le site (sécurisé) :
  • www.pre-plainte-en-ligne.gouv.fr et renseigne un formulaire guidé comportant des rubriques obligatoires ; 
  •  elle choisit le jour de son rendez-vous, ainsi que le commissariat ou la brigade de gendarmerie où elle souhaite venir signer sa plainte ; 
  • elle est rapidement contactée par les services de police ou de gendarmerie pour confirmer le rendez-vous et l’informer des pièces nécessaires à fournir.
 La pré-plainte en ligne ne dispense pas de venir dans un commissariat ou une brigade de gendarmerie. 
Le dépôt de plainte devient juridiquement valable après contact avec un officier ou un agent de police judiciaire et signature du procès-verbal.

mercredi 30 janvier 2013

Police-gendarmerie, le "big bang"

 

                                Par Marie-Laure Combes avec agences  
Police-gendarmerie, le "big bang"
 
CARTE - Manuel Valls a détaillé le redéploiement des moyens. Quelles villes sont concernées ?
L'info. Le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, a dévoilé mardi aux syndicats policiers les détails d'un nouveau redéploiement entre la police et la gendarmerie. Le projet concerne une quarantaine de communes et devrait se traduire par des fermetures de commissariats et de brigades de gendarmerie. Les syndicats s'étonnent de certains choix et regrettent l'absence de concertation.
Le projet. Ce redéploiement se traduirait par un transfert de circonscriptions de police en zone gendarmerie et inversement. Au total, 237.000 habitants sont concernés par ce mouvement qui devrait permettre de dégager des effectifs pour les Zones de sécurité prioritaires (ZSP), plus ciblées et qui se veulent la vitrine de la politique de Manuel Valls, précise Le Monde.
Dans le premier cas de figure, huit circonscriptions de police couvrant 19 communes passeraient en zone gendarmerie provoquant la fermeture de commissariats. Les circonscriptions de Guebwiller dans le Haut-Rhin, Dinan dans les Côtes d'Armor, Castelnaudary dans l'Aude, Thouars dans les Deux-Sèvres, Romorantin dans le Loir-et-Cher, Persan-Beaumont dans le Val-d'Oise ou encore Saint-Gaudens en Haute-Garonne sont notamment concernées.
A l'inverse, neuf brigades de gendarmerie couvrant 17 communes passeraient en zone police, provoquant des fermetures de gendarmeries locales. Les villes de Plérin dans les Côtes d'Armor, Vineuil 
dans le Loir-et-Cher, Cesson-Sévigné en Ille-et-Vilaine, Champigneulles en Meurthe-et-Moselle et plusieurs localités dépendant de Cergy et Gonesse dans le Val-d'Oise sont concernées.
Les syndicats mécontents. Alliance, le second syndicat de gardiens de la paix, a dénoncé dans un communiqué "l’absence totale de concertation nationale sur ce sujet sensible qui touche à la vie familiale et
professionnelle de centaines de policiers". Pour Synergie, deuxième syndicat chez les officiers, cette réforme est un "pis aller pour éviter d'aborder les questions de fond" telle la "fusion" police-gendarmerie qu'il appelle de ses voeux.
Le Snop-SCSI, son concurrent majoritaire, a pour sa part dénoncé des "choix techniques surprenants". "Comment expliquer par exemple, que la circonscription de Police de Persan-Beaumont, couvrant une population de plus de 35.000 habitants, bien au-déeà du seuil de 20.000 habitants fixé règlementairement (...) soit concernée", s'interroge le syndicat. "A contrario, la circonscription de police d’Ussel (en Corrèze, ndlr), 11.316 habitants, avec un taux de criminalité de 29 pour mille ne figure pas dans la liste", poursuit le Snop-SCSI.
Une concertation prévue. Une concertation devrait être lancée jusqu'à la mi-mars avec les syndicats et les maires concernés. "Mais une concertation, ça doit se faire avant", rétorque Jean-Marc Bailleul, secrétaire général du SCSI.

samedi 19 janvier 2013

Les statistiques séparées de la police et de la gendarmerie

 
Pour la première fois, le bilan 2012 présenté par l'office national de la délinquance et de la réponse pénale (ONDRP) sépare l'activité de la police et de la gendarmerie. Ainsi, sur les 4 717 atteintes aux biens et à l'intégrité physique constatés en 2012, les hommes de la direction départementale de la sécurité publique (DDSP) en ont constaté 2 290. Les militaires du groupement départemental de la gendarmerie de l'Aveyron en ont, eux, enregistré 2 427.
Une distinction qui permet de voir que, côté DDSP, les atteintes aux biens ont diminué de 11,7 % par rapport à 2011, alors qu'elles ont augmenté de 21,5 % côté gendarmerie. Idem pour les atteintes à l'intégrité physique : -5,1 % pour la police contre +8,2 % pour les gendarmes.
 
 

samedi 12 janvier 2013

 

Mardi 8 janvier 2013, Manuel Valls, ministre de l'Intérieur, a adressé ses vœux pour l'année 2013 à l'ensemble des personnels de la gendarmerie.
© Sirpa/ADC BALSAMOAccueilli au quartier des Célestins par le général d'armée Jacques Mignaux, directeur général de la gendarmerie nationale, le ministre a présenté ses vœux à l'ensemble des personnels de la gendarmerie ainsi qu'à leurs proches ; soulignant que cette démarche représente une première de la part d'un ministre de l'Intérieur.
Devant 150 personnels de tous grades, représentant toutes les composantes de la gendarmerie, le ministre a remercié les personnels pour le travail accompli au cours de l'année écoulée.
Évoquant le courage des gendarmes et la part de risque inhérent au métier, Manuel Valls a eu une pensée pour les gendarmes tués en service.
Le ministre a ensuite abordé les grands chantiers pour l'année à venir : les redéploiements de zones de compétence, l'évolution de la carte des implantations territoriales, la réflexion relative aux structures de commandement et de soutien ainsi que le code de déontologie commun aux deux forces de sécurité.
Évoquant la hausse de la délinquance en zone gendarmerie, le ministre s'est montré déterminé à l'enrayer, en indiquant que de nouvelles directives vont être prochainement données autour de deux axes essentiels :
- le renforcement de la présence sur le terrain ; 
- une meilleure prise en compte des « réponses locales aux causes locales de l'insécurité ».
Le ministre a également rappelé toute la confiance qu'il a dans l'Institution pour affronter les défis de 2013 qui lui sont clairement exposés par le directeur général au cours des rencontres qu'il a régulièrement avec lui.
À l'issue de son discours, le ministre a salué les participants en prenant le temps d'échanger avec eux.

vendredi 11 janvier 2013

Morbihan. Police et gendarmerie enregistrent les pré-plaintes en ligne



Le dispositif de pré-plainte en ligne « (www.pre-plainte-en-ligne.gouv.fr) est accessible dans le département depuis le 7 janvier. « Il vise à faciliter la démarche des plaignants en vue d’un dépôt de plainte dans un commissariat ou une gendarmerie », précise Vincent Le Borgne, directeur départemental de la Sécurité publique.
Sont principalement concernés par la pré-plainte, les atteintes aux biens par des auteurs inconnus, type dégradation de biens immobiliers, de véhicules, vols, abus de confiance etc.. Le plaignant renseigne le site sur la nature de sa plainte, ses coordonnées, les horaires où il et joignable.
Le commissariat ou la gendarmerie concernés s’engagent à recontacter l’internaute dans les 24 h, en vue d’un dépôt de plainte en bonne et due forme. « Dès que le rendez-vous est pris, le délai pour recevoir le plaignant ne doit pas excéder un quart d’heure », précise le commissaire Vincent Le Borgne.
Pour tout ce qui relève de l’urgence, cambriolage, agression, la police recommande l’usage du 17 ou 112. « Nous assurons une veille 24h/24 h sur les pré-plaintes en ligne pour nous assurer qu’on ne nous y signale pas des faits nécessitant notre intervention de façon urgente », précise le DDSP.
 
Le dispositif est accessible depuis le 7 janvier adns le département au www.pre-plainte-en-ligne.gouv.fr
 
 
 

jeudi 13 décembre 2012

Journée Reliance du Trèfle de l'Essonne

 
Le Général (2S) Claude DECHAMP, Président du Trèfle (Essonne) a convié les membres de l'Association à un déjeuner au cercle-mixte de ROSNY/BOIS (93)
 
Une vingtaine d'adhérents ont répondu favorablement à cette invitation

 
Cette réunion s'est achevée par la visite de l'I.R.C.G.N.
 
Nous remercions vivement le Général (2S) Claude DECHAMP
pour l'organisation de cette réunion très conviviale,
ainsi que le Capitaine Ronald CLAUX qui a commenté 
aux visiteurs cette remarquable institution tant enviée
par la Police Nationale et par nos amis étrangers
 

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samedi 17 novembre 2012

Célébrations traditionnelles de la Sainte-Geneviève

Sainte Geneviève - Patronne des Gendarmes

 
C'est un hommage très appuyé que le procureur de la République, Antoine Leroy, a rendu hier aux gendarmes à l'occasion des célébrations traditionnelles de la Sainte-Geneviève. «Cette fête est un moment à peu près unique dans l'année pour que nous, magistrats, on dise tout le bien que l'on pense de votre travail et de votre disponibilité totale». Idem pour le préfet Eric Freysselinard, annonçant une rencontre prochaine avec le général de Région, visant à obtenir des moyens supplémentaires pour les enquêteurs afin de lutter contre «l'extravagante recrudescence des cambriolages dans le département».
 
En préambule, le colonel Guissset, commandant le groupement, a évoqué les faits marquants de l'année en cours, se gardant bien toutefois d'avancer les chiffres statistiques que le procureur goûte assez peu. En revanche, et à juste titre, il a avancé l'indéniable réalité qui est celle des faits d'outrage et de rébellion, reflet d'une violence quotidienne et d'un changement profond des mentalités. En 2011, 11 délits de ce type ont été déplorés dans l'Aude. Ajoutez-en 6 pour l'année en cours. être gendarme est un métier de plus en plus dangereux. Mais c'est aussi un métier de passion exercé par des militaires soutenus par leurs familles que le colonel Guisset n'a pas manqué de saluer.

Le patron départemental de la gendarmerie a, par ailleurs, souligné les faits marquants et les belles affaires de l'année qui s'achève : la gestion du carambolage du 3 août par les hommes de l'EDSR et puis les deux belles affaires de février 2012 avec le démantèlement d'un réseau de cambrioleurs à Caunes ou encore l'affaire Clop11, e juin, un trafic international de tabac à hauteur de 3 M€.